Surveillance des eaux souterraines et suivi piézométrique prescrit dans l’arrêté préfectoral : l’expertise de COELYS

Date : 2026
Lieu : France
Client : Coelys
Métier associé : Industrie

Contexte & client : une obligation réglementaire pour les sites industriels

Les sites industriels exerçant des activités variées telles que le matériel agricole, la gestion des déchets ou encore la parfumerie sont soumis à des exigences environnementales strictes sur l’ensemble du territoire français. Dans ce cadre, la surveillance des eaux souterraines constitue une obligation réglementaire majeure.

Un arrêté préfectoral (AP) peut imposer la mise en place d’un suivi des eaux souterraines, comprenant une ou plusieurs campagnes de prélèvements dans l’année, bien souvent en périodes de hautes et basses eaux. L’objectif est de vérifier l’absence d’impact des activités industrielles sur la qualité des nappes phréatiques.

Ces campagnes incluent :

  • Des prélèvements piézométriques normalisés,
  • Des analyses physico-chimiques en laboratoire accrédité.

Face à ces obligations, les exploitants doivent s’appuyer sur un partenaire technique maîtrisant à la fois les normes en vigueur et les contraintes opérationnelles de terrain.

La proposition technique fournie par COELYS

COELYS met en œuvre une méthodologie rigoureuse pour garantir la conformité réglementaire des prélèvements d’eaux souterraines et la fiabilité des résultats analytiques.

Prélèvements conformes aux normes en vigueur

Chaque prélèvement est réalisé après une purge réglementaire du piézomètre. Le pompage est effectué sur une durée suffisante pour assurer le renouvellement d’au minimum trois fois le volume d’eau contenu dans l’ouvrage ou jusqu’à stabilisation de certains paramètres physico-chimiques, conformément aux bonnes pratiques en matière de suivi piézométrique.

Mesures in situ systématiques

Sur chaque échantillon, plusieurs paramètres physico-chimiques suivants sont mesurés directement sur site :

  • Température (T°C),
  • pH,
  • Conductivité.

Le matériel mobilisé comprend notamment :

  • Une sonde de niveau (de tailles différentes selon la profondeur du piézomètre),
  • Une pompe immergée permettant, par exemple, un pompage jusqu’à 20 m,
  • Un multimètre dédié aux mesures in situ.

Figure 1 : Pompe immergée permettant un pompage jusqu’à 20 m pour la réalisation de mesures de suivi piézométrique. La pompe Twister est un appareil utilisé pour la purge des piézomètres avec un débit de soutirage de 8 L/min

 

 

 

 

 

 

Organisation des interventions

  • Fréquence : variable mais souvent semestrielle (hautes et basses eaux),
  • Intervention réalisée sur une journée,
  • Analyses physico-chimiques confiées à un laboratoire accrédité/agréé.

Cette organisation permet d’assurer une surveillance environnementale fiable, réactive et conforme aux exigences réglementaires.

Description d’un suivi piézométrique

Le réseau piézométrique peut comprendre un ou plusieurs ouvrages selon la taille du site industriel et ses enjeux environnementaux.

Mesures réalisées sur site

Lors de chaque campagne de suivi piézométrique, les opérations suivantes sont effectuées :

  • Relevé du niveau statique de la nappe (niveau d’eau),
  • Observation de l’état de l’ouvrage,
  • Appréciation qualitative de l’eau (couleur, odeur, aspect),
  • Mesure des paramètres in situ : température, pH et conductivité.

Ces mesures permettent d’obtenir une première évaluation immédiate de l’état des eaux souterraines.

 

 

 

Figure 2 : Photo d’un piézomètre en train d’être purgé sur un site industriel. La purge est la première étape avant la réalisation des mesures et des prélèvements. Elle se fait au moyen d’une pompe Twister. Cette dernière est plongée dans le piézomètre et pompe pour faire sortir l’eau qui va être récupérer dans le sac (visible à gauche de l’image).

Analyses en laboratoire

Les échantillons prélevés sont ensuite envoyés en laboratoire pour l’analyse des principaux polluants recherchés, par exemple :

  • COHV (Composés OrganoHalogénés Volatils),
  • HCT (Hydrocarbures Totaux)

Ces analyses approfondies complètent les mesures de terrain et permettent de détecter d’éventuelles contaminations.

Déroulement des prélèvements piézométriques

Le déroulement des prélèvements piézométriques suit une chronologie précise garantissant la représentativité des échantillons :

  1. Relevé du niveau statique et de la profondeur de l’ouvrage à l’aide d’une sonde piézométrique.
  2. Purge de l’ouvrage à l’aide d’une pompe immergée positionnée à 1 mètre du fond. En cas de paramètres instables, le volume purgé correspond à au moins trois fois le volume d’eau du piézomètre.
  3. Mesures in situ de la température, du pH et de la conductivité. Observation organoleptique (couleur, odeur).
  4. Constitution des échantillons à une profondeur déterminée et conditionnement conforme aux exigences du laboratoire agréé.
  5. Conservation des échantillons en glacière avec pains de glace afin de limiter toute altération.
  6. Expédition au laboratoire accrédité dans un délai maximal de 24 heures.

Cette méthodologie garantit la traçabilité, la qualité des échantillons et la fiabilité des résultats analytiques.

Réglementation applicable aux prélèvements et analyses

La surveillance des eaux souterraines repose sur un cadre normatif strict. En effet, l’application des différentes normes détaillées ci-après permet de garantir la représentativité des prélèvements, la traçabilité des opérations, la comparabilité des résultats dans le temps, la conformité réglementaire auprès des autorités (DREAL, Agence de l’Eau) et la robustesse technique des étude environnementales.

Normes de prélèvement

Les prélèvements sont réalisés conformément à la norme NF X 31-615, relative aux méthodes de détection, de caractérisation et de surveillance des pollutions en nappe dans le cadre des sites pollués ou potentiellement pollués (Prélèvements et échantillonnage des eaux souterraines dans des forages de surveillance pour la détermination de la qualité des eaux souterraines). Cette norme française définit les modalités techniques de réalisation des prélèvements dans les piézomètres et autres ouvrages de surveillance. Elle constitue la référence principale pour garantir la représentativité des échantillons et la fiabilité des résultats analytiques dans le cadre de suivis environnementaux réglementaires.

La méthodologie de prélèvement appliquée par COELYS intègre également les recommandations des normes :

  • NF EN ISO 5667-1 « Qualité de l’eau – Échantillonnage – Partie 1 : recommandations relatives à la conception des programmes et des techniques d’échantillonnage ». Cette norme internationale fournit les principes généraux pour concevoir un programme d’échantillonnage (définition des objectifs d’un suivi, choix des points de prélèvement, fréquence d’échantillonnage, paramètres à analyser). Elle sert également de cadre méthodologique pour organiser une surveillance cohérente et adaptée aux enjeux du site,
  • NF EN ISO 5667-3 « Qualité de l’eau – Échantillonnage- Partie 3 : conservation et manipulation des échantillons d’eau ». Cette norme internationale traite spécifiquement de la conservation, du transport et du stockage des échantillons d’eau avant analyse (type de flaconnage, conditions de température, délais maximum entre prélèvement et analyse, précautions pour éviter toute altération chimique ou biologique). Elle est donc essentielle pour garantir que les résultats obtenues en laboratoire reflètent le plus fidèlement possible la qualité de l’eau au moment du prélèvement,
  • Fascicule FD T90-523-3 « Qualité de l’eau – Guide d’échantillonnage pour le suivi de la qualité des eaux dans l’environnement – Partie 3 : Échantillonnage d’eau souterraine». Il apporte des recommandations techniques complémentaires aux normes ISO, détaillées ci-avant, pour le suivi des eaux souterraines. Il constitue donc un guide opérationnel, ce dernier étant très utilisé dans les diagnostics de pollution et les suivis réglementaires ICPE. Il détaille notamment les bonnes pratiques de purge des piézomètres, le positionnement des pompes, les critères de stabilisation des paramètres mesuré in situ (température, pH et conductivité) et les précautions spécifiques aux ouvrages de surveillance environnementales.

Normes analytiques

Les analyses doivent être effectuées par des laboratoires accrédités selon des méthodes normalisées par exemple :

  • Pour les composés organohalogénées volatils : norme NF EN ISO 10301 – analyse par GC-MS (chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse),
  • Pour les hydrocarbures totaux : norme NF EN ISO 9377-2 – analyse par GC (chromatographie en phase gazeuse).

Chaque méthode analytique dispose de limites de quantification spécifiques, essentielles pour interpréter correctement les résultats.

Méthode d’interprétation des résultats

En l’absence de seuil réglementaire spécifique, l’interprétation des résultats s’appuie sur la comparaison aux critères d’analyses des arrêtés suivants (dans l’ordre) :

 

  1. Arrêté du 17 décembre 2008 établissant les critères d’évaluation et les modalités de détermination de l’état des eaux souterraines et des tendances significatives et durables de dégradation de l’état chimique des eaux souterraines.
  2. Arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine (Annexe II Limites de qualité des eaux brutes de toutes origines utilisées pour la production d’eau destinée à la consommation humaine, à l’exclusion des eaux de source conditionnées). Cette annexe définit les modalités du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine en précisant notamment la fréquence de prélèvement, les points de contrôle, …
  3. Arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine (Annexe I Limites et références de qualité, valeurs indicatives et valeurs de vigilance des eaux destinées à la consommation humaine, à l’exclusion des eaux conditionnées). Cette annexe précise les paramètres de qualité applicables aux eaux destinées à la consommation humaine, soit par exemple l’absence obligatoire de micro-organismes pathogènes (paramètre microbiologique) ou les concentrations maximales à ne pas dépasser pour des substances susceptibles d’avoir un effet sur la santé telles que le plomb, l’arsenic, … (paramètre chimique).

 

Toutefois, cette comparaison reste une approche indicative et ne peut être utilisée pour établir une quelconque conformité de la qualité des eaux souterraines.

 

 

COELYS, partenaire de votre conformité environnementale

Grâce à son expertise en suivi piézométrique, en prélèvements d’eaux souterraines et en analyses physico-chimiques réglementaires, COELYS accompagne les sites industriels partout en France dans leur démarche de conformité environnementale et de maîtrise des risques.

La rigueur méthodologique, le respect des normes et l’interprétation experte des résultats garantissent une surveillance fiable et adaptée aux enjeux de chaque site.

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